| EDITO du 29 décembre 2005 |
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| Et la lumière jaillit ... |
| Il est des millésimes, dont on devine l'excellence avant même d'en connaître l'aboutissement. il est des moments de grâce qui s'étirent indéfiniment, se prolongent et nous laissent des souvenirs inaltérables. Avant même que ne se profile la fin de décembre, 2005 restera l'année ou Chimène s'est envolée à peine sortie de sa chrysalide qu'elle s'était tissée depuis ses premiers pas télévisuels. Pendant deux ans, Chimène, discrète, pudique mais déjà débordante de sincérité, c'était appliquée à apprivoiser un métier gratifiant, prenant, passionnant mais parfois cruel et truffé de pièges en tout genres. Si la fin de l'année 2004 laissait apparaître les prémices de cet épanouissement, c'est assurément l'accaparement de la scène qui lui a permis de s'affirmer et de devenir une artiste accomplie. C'est alors que la chanteuse devint diva, que sa magnificence dépassa sa délicatesse et nous fit chavirer nos coeurs. A Bercy, en début d'année, Chimène s'est sentie comme chez elle parmi les enfoirés, tantôt détendue et espiègle, tantôt chargée d'une exceptionnelle émotion. Laissant sa timidité de côté, Chimène s'est lancée sans compter au milieu d'une partie de sa famille artistique. En Février, Chimène rentrait enfin dans l'arène. D'impatiences en incertitudes, d'anxiétés en trépignements, sa carrière d'artiste de scène débutait réellement, et quels débuts ! Dans la lumière de l'Olympia, sous les esprits bienveillants de Piaf, de Brel ou de Barbara, Chimène a pris possession du temple du Music hall. Dès son entrée sur scène, ici et partout en France, Chimène nous éclaboussa de son talent, de son sourire éblouissant, de son énergie inépuisable, virevoltant de droite à gauche, endiablant un dialogue passionnel avec son public. |
| Et quand, trop vite, nous sortions étourdis de bonheur, nous savions que nous entendrons l'écho de sa voix comme indéfectible compagne jusqu'à sa prochaine rencontre. Au début de Mars, la voix de Chimène épousa, le temps d'une décade, cordes et cuivres au coeur des Nights of the proms, et invita instruments et musiciens à se mettre à son diapason. Au delà de la tournée, Chimène venait aussi pour la première fois vers ceux qui l'admirent, loin des fastes parisiennes, loin des méandres du système. Son tour de France 2005 fut ainsi son premier bain d'allégresse et d'amour, sans doute de ceux qui vous grisent, vous renversent et vous laissent à jamais dans une douce euphorie quand vous vous en remémorez les instants les plus précieux. Et la lumière jaillit... Et puis, en mai vint la première consécration télévisuelle, cinquante-deux minutes de partage avec plus d'un million de téléspectateurs. Une pluie de reconnaissances sincères, un déluge de moments véridiques qui nous la faisait découvrir volontaire et déterminée dans son parcours, tendre et si invraisemblablement humaine dans sa personnalité. Ce soir là l'artiste rejoignait la jeune femme dans le coeur et l'esprit de ceux qu'elle bouleverse. Avec l'été, plus resplendissante que jamais Chimène prise dans le tourbillon de l'ivresse des concerts repartait pour une tournée de plein air rassemblant des milliers de spectateurs, avant de pouvoir enfin se poser et se reposer un peu. Les mois de Novembre et Décembre devraient couronner en apothéose cette année 2005 qui fait entrer Chimène dans la cour des grandes artistes de la chanson française a seulement 23 ans. Le Zénith de Paris le 19 Décembre qui clôturera magistralement cette période sera aussi paradoxalement le point de départ d'une nouvelle étape. 2006 sera peut-être l'année d'un nouveau défi. Il est probable que Chimène, forte de son succès puisse marquer davantage de sa propre sensibilité, l'écriture et la composition de ses futures mélodies. Quelles en seront les clés ? sa propre histoire, ses doutes, ses révoltes, ses combats, ses désirs ou ses enthousiasmes, une seule chose semble acquise, elle nous chavirera de nouveau et nous fera sûrement terminer l'année 2006 plein d'étoiles dans les yeux. |
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LOOVIN © chezchimene.com |